Jasper Morrison, le designer « supernormal »

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Jasper Morrison définit ses objets comme « supernormal », adepte du minimalisme, des formes pures, et des objets ordinaires, il dénonce le système moderne ««C’est un désastre, les designers sont victimes du marketing, du rythme de la mode, du système des médias qui attendent des objets bizarres, spectaculaires. Mais c’est l’objet, s’il se vend ou pas, qui doit décider.» 

Opposé à ce système, il propose des objets léger, sans sur enchères techniques ou formelles. Sans que ceux ci soient neutres pour autant, puisque que l’ont sens toujours le caractères , la touche du designer. Il s’ intéresse aussi à la question de l’écologie essayant d’utiliser des matériaux durables, en économisant la matière mais surtout en créant des objets pérennes aussi bien physiquement que visuellement.

Mais le dada de Jasper Morrison ce sont les chaises, 21 d’entre elles sont exposés à Bordeaux aux musées des arts décoratifs, il les affectionnent tout particulièrement car leurs conception « est un exercice qui s’apparente à un puzzle. Les contraintes sont nombreuses, il faut avoir tout bon. Quand on y arrive, c’est très satisfaisant. Plus que pour une table ou pour tout autre meuble. » 

http://www.lexpress.fr/styles/design/jasper-morrison-un-designer-supernormal_748766.html

http://next.liberation.fr/culture-next/2006/02/24/jasper-morrison-supernormal_31085

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Étienne ROBIAL, »l’architecte de l’image »

Etienne Robial est un graphiste français qui fut un temps le directeur artistique de la maison de disque Barclay et le créateur du studio On/off Productions. On doit à ce studio de nombreuses identités visuelles célèbres comme celles de Canal+,M6, Les Inrockuptibles…Une identité visuelle incarne graphiquement les valeurs d’une entreprise ou d’une institution auprès de ses partenaires et de son public. Etienne Robial répond parfaitement à une des principales contraintes d’une identité visuelle qui est de créer un logotype visuellement marquant pour que le public le mémorise très facilement. Il doit donc être assez minimaliste mais original pour ne pas être confondu avec un autre logotype.Dans le cas des chaînes de télévision, il faut également produire des versions animées de l’identité pour les jingles et génériques.

C’est en 1994 puis en 2003 qu’il renouvelle l’habillage de Canal+ en s’appuyant toujours sur un code simple: l’apparition et la disparition de briques multicolores.Il dira a propos de ce choix:<< Le logo de Canal+ est en noir et blanc : vous avez le niveau de contraste le plus élevé qui soit. La visibilité est maximale, et c’est cela qui compte.>>

Son travail est varié et constant à la fois : certains détails se répètent et donc se remarquent comme les formes géométriques simples, les aplats de couleurs primaires et le caractère de police Futura, crée en 1927 par Paul Renner, un typographe et designer allemand. Elle est appréciée par Etienne Robial pour sa simplicité, son efficacité, sa modulabilité et son intemporalité.

Ce designer graphique est souvent décrit comme un architecte de l’image.

Sources : Boum!Bang! https://www.boumbang.com/etienne-robial/

et http://blog.lenodal.com/index.php?/archives/0288-Rencontre-avec-Etienne-Robial.html

Petite analyse du logo de la chaîne M6

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Mies van der Rohe, quand le moins devient le plus

L’architecture est la volonté de l’époque traduite dans l’espace

Architecte allemand peu connu du grand public, Mies est pourtant l’un des trois fondateur du Mouvement Moderne – avec le Corbusier et Walter Gropius – qui va revolutionner l’architecture.

Son éthique minimaliste est respectée dans chacune de ses architectures, ce qui est assez rare car peu sont les architectes qui ont créé des oeuvres aussi cohérentes. On lui prête le célèbre aphorisme qu’est « less is more » qui traduit parfaitement son travail. Pour ses oeuvres les plus connues, on notera la Villa Tugendhat (1930 en République Tchèque), le Pavillon de l’Allemagne à Barcelone (1929), la maison Farnsworth (1951) ou encore le Seagram Building (1958 aux Etats-Unis)

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Buildings se trouvant à Chicago

Mies fait attention au moindre détail, il appelle ses architectures ses « structures claires », tout d’abord parce qu’il cherche à « ouvrir les espaces, à les décloisonner » mais aussi parce qu’il choisit des matériaux de son époque tel que le béton, l’acier mais surtout le verre. Il prend plaisir à détourner ces matériaux qui sont ceux de l’industrie combiné avec les grattes-ciels qui sont l’essence même du capitalisme pour arracher de ces bâtiments leurs fonctions imposées et créer un nouveau rapport entre l’intérieur et l’exterieur. Il créer alors une « architecture de peau et d’os » avec des ossatures en acier et de la peau de verre.

« Il invente une architecture du vide, de la liberté et du mouvement ».

 

Zoom sur la maison Farnsworth:

 

Sources : caue-lr.fr – franceculture.fr – leblogdumaitre.ekablog.com – wikiarquitectura.com

Images : MiesBuilding

Emilie Feig.

Le Corbusier, l’homme aux multiples talents

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Le Corbusier était tout d’abord connu pour ses incroyables architectures modernes mais il avait de nombreux autres talents puisqu’il était également urbaniste, designer, peintre, sculpteur et écrivain. Il a travaillé sur des projets à l’échelle mondial. C’est d’ailleurs grâce à de nombreux voyages qu’il a acquéri de nouvelles techniques et qu’il a parfait ses connaissances tout en s’inspirant des pays visités.

Le Corbusier étant un représentant du mouvement moderne, il y introduit de nouvelles idées comme le fonctionnalisme (principe architectural selon lequel la forme des bâtiments doit être adaptée à l’usage et non à l’esthétique ou la symbolique) , le purisme (représentation neutre des objets de la vie quotidienne – forme de cubisme) et le lien entre nature et architecture.

Il applique cinq contraintes à ses architectures qui pour lui définissent une architecture moderne:

-les pilotis: colonnes qui constituent la structure d’un bâtiment

-le plan libre: grâce aux pilotis, on peut se passer des murs porteurs et donc placer les ouvertures où l’on veut

-les façades libres: les façades peuvent être moins épaisses et peuvent avoir n’importe quelle forme

-les fenêtres en longueur: elles permettent un bon apport de lumière et une vue panoramique

-les toits terrasses: ils permettent de mettre un espace végétal

L’église Saint-Pierre de Firminy est le dernier projet inachevé de Le Corbusier. Ce monument devait faire partie d’un plan d’urbanisme appelé Firminy Vert :

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http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire-et-patrimoine/74-firminy-leglise-saint-pierre-du-corbusier.html

Sa construction a commencé 6 ans après sa mort en 1971 et à seulement été achevé en 2006. Le Corbusier a travaillé 5 ans sur ce projet avant de mourir, c’est pourquoi le projet a été effectué à l’identique de ce que Le Corbusier voulait faire. Ce monument a plus été construit en l’honneur de Le Corbusier que pour sa fonction d’église.

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https://lha.revues.org/194

https://intramuros.fr/portraits/le-corbusier-a-hauteur-d-homme

http://www.sites-le-corbusier.org/fr/biographie

http://www.cegepsherbrooke.qc.ca/~bourgech/precurseurs/html/fonctionnalisme.htm

http://www.mchampetier.com/art-mouvement-PURISME.html

http://pedagogie2.ac-reunion.fr/col-j.solesse/HDA-%202016La_Cite_Radieuse.pdf

Peter Zumthor, l’Architecte d’Hadelstein

<<Le prix Pritzker — véritable « Nobel de l’architecture » — vient d’être remis à l’architecte suisse Peter Zumthor. La décision du jury est non seulement inattendue, mais audacieuse. Elle vient récompenser un architecte atypique, voire marginal. Comme l’expliquent les membres du jury eux-mêmes, « depuis trente ans, installé dans le petit village reculé d’Haldenstein, dans les Alpes suisses, [Peter Zumthor] est resté à l’écart de la folle activité de la scène architecturale internationale. Là, avec une petite équipe, il imagine des bâtiments d’une remarquable sincérité, vierge de l’influence de la mode et des courants éphémères. » La « modestie », l’« humilité », le « courage, voire la témérité », caractérisent son œuvre, jugée « sans compromis. » Source : laviedesidées.fr

Sa vie, éloignée de la << folle activité de la scène architecturale internationale >> lui permet une interprétation avec plus de recul.

L’oeuvre général de Peter Zumthor se décrit dans le réinvestissement de ses connaissances architecturales rustiques dans des projets modernes. Son architecture se veut essentiellement minimaliste, et se base sur les sens ainsi que sur « l’ambiance architecturale ». Il se concentre sur l’impression que donne ses architectures aux personnes qui s’y trouvent, ainsi que sur leurs liens sémantiques (sociaux ou culturels, et en fonction du lieu).

 

Un exemple bien précis : La Chapelle Bruder Klaus, 2007

Cette chapelle possède une architecture atypique, qui correspond à l’aspect spirituel d’une chapelle.

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Autres référence : Eglise de Neviges, Gottfried Böhm

Myriam Jung

Dieter Rams,designer minimaliste

Minimaliste ? Mais pourquoi ? Les produits de ce designer d’objet devaient être durable , avoir un design intemporel pour pouvoir durer dans l’avancée technologique et esthétique.

Mais , les œuvres de Dieter Rams reprennent les 10 commandements qu’il suit pendant ses 40 ans de service à Braun . Les voici , tout bon design est innovateur ,fournit une utilité à chaque produit , est esthétique , fait un produit compréhensible , est discret , est honnête, a une valeur a long terme.

La perception du design de Dieter Rams pouvait se résumer a la phrase  » Less but better  » qui est en français  » Moins , mais mieux  » qui montre encore une fois son minimalisme.

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source texte :      https://graphism.fr/les-10-grands-principes-du-design-par-dieter-rams/ http://www.aa13.fr/design-objet/le-bon-design-dieter-rams-13334         http://buylesschoosewell.com/les-10-principes-du-bon-design/      http://newgrids.fr/2011/10/07/la-vision-dapple-a-travers-lhistoire-de-braun/

source photo :    http://newgrids.fr/2011/10/07/la-vision-dapple-a-travers-lhistoire-de-braun/

Lardet Victoire

Paula Scher, l’amoureuse des lettres

BAM!

Un son qui nous montrent bien l’impact des affiches de Paula Scher, comme une grande claque en pleine figure. Typos géantes, visuels percutants et couleurs franches qui sonnent et impressionnent.

La graphiste a une manière bien à elle de trouver l’inspiration : c’est dans l’ennui, en attendant le taxi, en sortant du bureau ou même en geekant sur les réseaux sociaux, que les idées lui viennent, éparses mais toujours à propos !
Privilégiant la typographie, s’inspirant du Constructivisme et du Bauhaus, elle donne naissance à un style où la rigueur formaliste se mêle à l’iconographie pop.
Fantaisiste mais aussi expressive, elle traduit par sa force de corps, ses couleurs et sa matière, des idées ou accentue la réalité d’un mot, souligne l’identité visuelle d’une marque, devient la signature d’une institution ou d’une entreprise.

Paula Scher se positionne à la frontière entre le design graphique et l’architecture. Je trouve personnellement que cette artiste possède une griffe unique, sa joie de vivre se retranscrit parfaitement dans ses créations. Elle nous invite à danser et à vivre.

« Je travaille sur des projets dont personne ne se soucie, de cette façon chacun retrouve de la magie dans ces endroits où il n’y a nul part où aller ». Paula Scher

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Alors qu’en pensez-vous ?

Sources :°http://www.pixelcreation.fr/graphismeart-design/graphisme/paula-scher/
°https://graphism.fr/quand-les-communauts-inspirent-la-crativit- adobemax-paula-scher-phil-hansen-erik-johansson/
°http://www.modzik.com/mode/paula-scher-la-papesse-de-lart-graphique-celebre-la-collection-sprz-ny-de-uniqlo-a-coups-de-typos-geantes-et-de-couleurs-petantes/

Laura Gass